Maradona: Fin de vie tragique d’une légende

Un rapport d’experts publié vendredi 30 avril, atteste que Diego Maradona, décédé en novembre dernier à 60 ans d’un problème cardiaque, avait été « abandonné à son sort » par son équipe soignante.

Sur ordre de la justice argentine, une commission médicale composée d’une vingtaine de membres, dont plusieurs médecins légistes et des spécialistes de diverses disciplines médicales, a conclu qu’il y avait des manquements flagrants dans la prise en charge médicale de la légende du football. Son rapport de 70 pages donne des détails sur des « déficiences et des irrégularités » des actes médicaux pratiqués sur l’ancien champion du monde.

Selon le document, la légende du football argentin a tout simplement été victime de négligences de la part de l’équipe soignante qui l’entourait peu avant sa mort, lui prodiguant un traitement « inadéquat, déficient et imprudent » conduisant à une lente agonie.

Pour les enquêteurs, la star sexagénaire « aurait eu de meilleures chances de survie » si elle avait été hospitalisée dans un centre de soins approprié et polyvalent. Diego Maradona est décédé après une lente agonie.

Poursuites pénales en vue

Le parquet de San Isidro, dans la banlieue de Buenos Aires, en charge de l’enquête, a annoncé ouvrir une nouvelle enquête pour déterminer le niveau de responsabilité de chaque soignant ayant prodigué des traitements au n°10 argentin. Sept personnes en tout sont concernées, dont le neurochirurgien Leopoldo Luque, la psychiatre Agustina Cosachov, un psychologue, deux infirmiers, qui étaient au chevet de Diego Maradona, ainsi que le superviseur de ces infirmiers et un médecin coordinateur de l’hospitalisation à domicile.

Toutefois, deux des cinq filles de l’ex-capitaine de l’équipe argentine, Gianinna et Jana, ont perdu patience et ont d’emblée désigné le neurochirurgien Leopoldo Luque, son médecin personnel, comme responsable de la détérioration de l’état de santé de leur père.

L’avocat du neurochirurgien, Julio Rivas, a de son côté rejeté les conclusions du rapport qu’il a qualifié de « partial, mauvais et sans fondement scientifique ». Il a déclaré qu’il déposerait à son tour un recours en justice.

En cas de procès, les personnes poursuivies risqueront d’écoper cinq à quinze années de prison pour abandon par négligence ou homicide involontaire.

Nasser Deka

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